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 Sujet du message : Polychromes
Message Publié : 08/04/2011 10:50 
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POLYCHROMES : VIRUS 1
Paul Colize
Séverine Chevalier
Jean-Bernard Pouy
Antonin Varenne
Eric Maneval
Franck Bouysse
Maryline Paoli
Christophe Siébert
Mouloud Akkouche
Yann Laurent
Fred Gevart
Citer :
Notes de l’éditeur :

Deux contraintes étaient données aux auteurs invités à cette troisième expérience polychromique :
– Le sujet : VIRUS (chacun était libre de l'entendre à sa façon)
– Le texte devait se composer de 2011 caractères, espaces non compris.

Le résultat rend onze textes très courts. Onze jets plus ou moins spontanés, chargés de colère, de fantaisie,
de doutes, d'interrogation... Onze grains bien distincts, c'est une certitude.

On pouvait formuler une colère, mais dans un espace délimité.
On avait aussi le droit de se faire plaisir, de s'amuser, mais toujours dans le même espace.
On pouvait aussi se confier, livrer ses tripes ou juste des sentiments qui nous travaillent, mais, idem,
on disposait d'un espace restreint pour ça.
On pouvait encore parodier, critiquer, témoigner, sans déborder.
On pouvait envisager d'écrire, mais sans non plus dépasser les bornes.

Tout ceci était bien compliqué, et sans aucun doute regrettable, mais rassurez-vous, chers auteurs,
l'année prochaine vous disposerez d'un caractère supplémentaire.
Très bonne année 2011 à vous.

:::

La couverture du recueil a été réalisée à partir de l'empreinte digitale de chacun des auteurs.





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POLYCHROMES : VIRUS 2
Patrick K. Dewdney
Marin Ledun
Émeric Cloche
François Cariou
Max Obione
Laurence Biberfeld
Hervé Sard
Brigitte Allègre
Antoine Grangier
Antoine Chainas
Citer :
Notes de l’éditeur :

Les contraintes données aux auteurs de ce deuxième Polychrome viral étaient exactement les mêmes
que celles du premier : le sujet (virus) et la taille imposée du texte (2011 caractères).

Dix auteurs au lieu de onze dans ce deuxième volet, car ils auront été 21 au total à avoir accepté de se livrer à cette
expérience, et 21 rime mieux avec 2011 que 22. Un très grand merci à vous, les 21 plumes.

Autant de façons d'investir le sujet donné, calibré, millimétré. Autant de points de vue et, de toute évidence,
d'univers intimes livrés dans ces textes courts. Autant de façons de percevoir et de dire le monde,
d'y projeter des échos qui blessent ou qui amusent ; dérangent ou apparaissent comme de simples méditations
sur un ici et maintenant qui nous interroge tous, qu'on en rit, qu'on en pleure,
qu'on y reste vivant et debout de préférence, avec les yeux ouverts.




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POLYCHROMES : BLANC
Fred Gevart
Laurence Biberfeld
Séverine Chevalier
Patrick K. Dewdney
Franck Bouysse
Eric Maneval
Citer :
Un sujet et une contrainte ont été donnés à chaque auteur invité : la neige et la région du Limousin. La neige, il n’était pas compliqué d’en parler, puisqu’elle tombait encore pendant que les plumes s’activaient. Le Limousin, tous les auteurs ne le connaissent pas, ou ont rarement eu l’occasion de s’y rendre. Mais certains y résident (Patrick K. Dewdney et Franck Bouysse) ou y ont résidé (Laurence Biberfeld).

Et cette région n’est qu’un prétexte, une fois de plus. Un décor. Certaines de ces histoires pourraient se dérouler n’importe où ailleurs. Néanmoins, des lieux cités ou exploités par des auteurs y ont une importance, qu’il s’agisse de villes, de petits bourgs ou de sites historiques, d’architectures et autres lieux étranges, parfois invisibles sur les cartes et propices à des récits noirs.

Le texte de Fred Gevart se déroule entre la gare de Limoges et la commune de Cieux. Un huis-clos dans l’habitacle d’une R19 Chamade convertie en taxi, dont les sièges sont criblés de brûlures de cigarettes. Une bulle misérable où le hasard décide d’injecter les éclats d’une société du spectacle mal en point, sous la plume tranchante de Fred.

Laurence Biberfeld revient sur le plateau de Millevaches, en Corrèze, où elle a vécu plusieurs années. Son texte a les allures d’un conte cruel, ou d’une fable trop humaine en prose. Comme la plupart des textes de Laurence, celui-ci s’est nourri de fantaisie, de cynisme et de dérision à l’arrière-goût douteux qui persiste.

La biographie de Séverine Chevalier donne le ton du texte qu’elle nous offre ici, écrit à la troisième personne, et veillant à ne jamais s’immiscer dans la tête d’autrui, mais demeurant toujours à proximité et d’autant plus attentif à l’Autre, aux Autres, afin d’en décrire les comportements, d’en retranscrire les propos et d’en dire les choix. Au silence de la neige réplique ici un vacarme humain.

Après maintes hésitations, Patrick K. Dewdney a décidé de situer sa nouvelle en lisière d’un registre noir et de la sphère du fantastique. C’est sur cette lisière que tous les basculements sont susceptibles d’avoir lieu, de se commettre. Le monstre n’y est jamais décrit, puisqu’il est en nous, profond, insidieux, ici même, en sommeil ou sur le point de se manifester à tout moment.

Le texte de Franck Bouysse prend les airs d’une chute en vitesse accélérée : un homme sort de l’usine et se précipite droit vers le fond d’un abysse. Et ce ne sont pas les métaphores qui nous rattrapent au vol ; c’est juste l’alibi que la fiction constitue pour chacun de nous quand on la côtoie. Elle n’en demeure pas moins douloureuse, parfois.

Eric Maneval clôt ce recueil avec une histoire qui s’ouvre sur un ton d’auto-dérision trompeur. Ce ton subsiste par la suite mais, peu à peu, il s’auréole d’une part critique, puis d’une dimension inquiétante. On ne sait pas exactement où se placer pour aborder le récit où la réalité se chamaille avec la fiction.




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POLYCHROMES : LOGOS
Marc Bruimaud
Eric Maneval
Séverine Chevalier
Laurence Biberfeld
Jan Thirion
Citer :
Contrairement à Polychromes : blanc, aucune contrainte n’était donnée aux auteurs au sujet d’un lieu ou d’une région de déroulement. L’unique contrainte était la forme dialoguée, dépourvue de toute narration. Juste du cadratin.

Chaque auteur s’est emparé du « thème » pour l’investir à sa façon :
Marc Bruimaud, auteur de plusieurs scénarios de films et particulièrement friand de répliques incisives ;
Eric Maneval, dont la force de nombreux textes courts repose sur le contenu des dialogues et leur potentiel à révéler des comportements ;
Séverine Chevalier, parce que ses textes s’attachent à poser des doutes sur la notion même de dialogue dans les relations humaines, et pour l’audace des formes d’écriture qu’elle emploie ;
Laurence Biberfeld, auteur de plusieurs pièces de théâtre et donc coutumière du cadratin, propice à l’expression du mal-être social et à l’exploration des esprits les plus ordinaires, c’est à dire torturés ;
Jan Thirion, dont la fantaisie noire et cynique des récits se prêtait à merveille à la contrainte donnée, et pose une interrogation en fin de recueil.

Dialogues à deux, ou trois, ou davantage. Paroles adressées à l’Autre qui les reçoit, les entend, ou pas, mais retourne quoi qu’il en soit les siennes à l’Un. Querelles, complots, confessions, malentendus surviennent. Et des paroles en l’air, aussi.
Des combats de monologues ?
Des échanges constructifs ont lieu, ou des collisions violentes. On s’exprime à voix basse, ou non, on a envie de hurler. Ou l’on préfère se taire, car répliquer s’avère parfois inutile.

Mais plus qu’un doute posé sur la notion de dialogue, ces cinq voix jettent des regards sur le monde, immédiat ou plus éloigné. Ici et maintenant, mais aussi hier et demain. Ils dressent un état des lieux, mais un état des êtres, aussi.
Et l’écriture d’un dialogue impose une vigilance, une exigence particulière sur le choix des mots, sur la nécessité ou non de telle réplique. Cette forme implique un dépouillement radical et une recherche de justesse. Pas le droit de se réfugier dans de longues phrases et des descriptions. Pas le droit d’esquiver, ni de digresser. Aucune narration extérieure ne vient porter secours aux personnages en scène, ni fournir d’alibi aux auteurs. Il s’agit de mesurer et d’aiguiser les répliques, puisque la consistance et la pertinence des propos de chaque personnage en dépend.



Dernière édition par Stéphane le 08/04/2011 10:58, édité 1 fois.

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Message Publié : 08/04/2011 10:55 
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Des textes à lire en ligne en PDF , c'est court , original, parfois brillant pour les amateurs de romans noirs et des belles plumes


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