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 Sujet du message : Questions à ... karine Giebel
Message Publié : 11/07/2008 17:27 
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Karine Giebel

Ses romans :
Terminus Elicius
Meurtres pour rédemption
Les morsures de l'ombre
Chiens de sang

Son interview :
L'interview de Karine Giebel

Son Abécédaire :

L'abécédaire de Karine Giebel


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Message Publié : 11/07/2008 17:39 
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karine, Quelles sont vos méthodes de travail pour l'écriture d'un roman ?


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Message Publié : 12/07/2008 09:03 
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Merci, Stéphane, de me poser cette toute première question !
Je n’ai pas vraiment de méthode établie. Les idées germent doucement, naturellement, sans que je sache réellement comment. Lorsqu’une idée de roman me semble bonne et a suffisamment « mûri », je commence par noter quelques trucs sur une feuille ; un personnage, un lieu, une situation, un mobile, etc… Puis je me lance dans l’écriture avec ces quelques éléments mais rarement (très rarement !) avec un vrai « scénario » construit. Et l’histoire se met en place, page après page… Bien sûr, le fait de ne pas faire de « plan » au préalable me conduit parfois dans une impasse et me bloque quelques temps, le temps de réfléchir à la meilleure solution. Mais ça ne dure en général pas très longtemps…
Je peux rester quelques mois sans écrire, mais une fois que je me plonge dans l’écriture d’un roman, je ne le « lâche » plus, j’y travaille chaque jour, dès que j’ai une heure devant moi. Une heure ou une journée entière, tout dépend ! Malheureusement, les journées entières sont une denrée rare, vu que je bosse ! Alors, c’est souvent sur mes heures de sommeil, ou pendant le week-end…
Pour certains romans, je me documente sur les sujets abordés, j’effectue des recherches, soit avant, soit pendant l’écriture.
Une fois le roman terminé, je le relis plusieurs fois, je le transforme, je le peaufine jusqu’à ce que je le juge prêt à être lu… Alors, je le soumets à « mes lecteurs », quelques personnes qui lisent toujours ma prose les premiers et me donnent leur avis, leurs impressions à chaud.
Ensuite, il part chez l’éditeur.
S’ensuivent d’autres relectures et d’autres remaniements jusqu’au moment « fatidique » où le manuscrit part chez l’imprimeur et où l’auteur ne peut plus rien y changer…


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Message Publié : 12/07/2008 09:32 
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Bonjour Karine,
Je n'ai lu que "Les morsures de l'ombre", mais j'ai lu les commentaires de mes petits camarades sur vos autres livres, que j'ai hâte de découvrir et je voulais savoir pourquoi il y a autant de noirceur, de désespoir et de violence dans vos romans ?

_________________
Je ne sais jamais si je vais aller jusqu'au bout d'un livre, mais j'y plonge à chaque fois sans a priori, seulement guidé par la nécessité de rêver.
JL Bizien
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Message Publié : 14/07/2008 10:30 
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Belgarpatounet a écrit :
Bonjour Karine,
Je n'ai lu que "Les morsures de l'ombre", mais j'ai lu les commentaires de mes petits camarades sur vos autres livres, que j'ai hâte de découvrir et je voulais savoir pourquoi il y a autant de noirceur, de désespoir et de violence dans vos romans ?


Bonjour Belgarpatounet !

Et merci pour votre question...
A mon sens, mes romans ne sont pas vraiment « désespérés ». Très noirs, certes, mais pas que noirs et surtout, pas empreints d’un désespoir total.
Pourquoi si noirs ? C’est une question à laquelle il est délicat de répondre...
En fait, je trouve que la noirceur ou la violence contenues dans mes romans ne sont qu'un reflet de la société humaine.
La violence, sous toutes ses formes (violence physique, morale, sociale, etc…) fait partie intégrante du monde dans lequel nous vivons. Certaines personnes, et notamment certains auteurs, peuvent choisir de l’occulter, de l’édulcorer ou de la contourner. Moi, je n’y parviens pas et je n’en ai d’ailleurs pas envie ! Les lecteurs aiment ou n’aiment pas, aimeront ou n’aimeront pas, mais je crois que l’auteur ne doit pas se « forcer » à quoi que ce soit. Chacun doit garder sa façon très personnelle de ressentir et d'exprimer les choses... Une "plume libre", justement !
Mais pour répondre de manière vraiment exhaustive à cette question, il me faudrait aller sur un terrain un peu trop personnel … Alors, JOKER ! (Les auteurs ont droit à un joker, j’espère ?!)


Dernière édition par Karine le 26/07/2008 21:05, édité 1 fois.

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Message Publié : 14/07/2008 10:40 
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:grin: :grin: :grin:
J'espère que nous avons droit a un Joker...et merci de le rappeler pour le cas ou!
Une autre question chère Karine, car finalement sur les salons, nous n'avons pas toujours le temps de converser, nous sommes pris par la rencontre avec nos lecteurs ou ceux qui le deviendront. Et c'est justement à ce sujet que je te poserai cette question.

Que représente pour toi cet échange avec le public venu te confimer le plaisir qu'ils ont eu à te découvrir et à te lire.( :bisou: à bientôt j'espère!)

_________________
Quand l'homme aura fini de saccager le monde,
il lui restera le chat, qui s'est toujours fait à ses défauts.
(Catherine Rihoit)


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Message Publié : 14/07/2008 11:12 
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Localisation : Jura
Je me suis retenue hier de mettre un commentaire après Belgarpatounet...je préfèrai voir ta réponse Karine.
Car pour moi, oui tes livres sont noirs, mais au lieu de désespoir on retrouve au contraire beaucoup d'espoir. Je reprends l'exemple de mon préféré, Meurtres pour rédemption. C'est une magnifique leçon de courage, de volonté et d'amour malgré toute la noirceur de ce milieu carcéral!
D'ailleurs j'aimerai savoir s'il sortira un jour en poche...ne serait-ce que pour avoir le plaisir de le relire, avec une police un peu plus accessible : sifflote : (je n'arrête pas de le proposer à la lecture autour de moi et bien souvent, il y a capitulation avant même de commencer à cause de ce détail :x )

_________________
Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire... j'ai la certitude d'être encore heureuse.
Julette Renard.


Plus une eau est pure, moins il y a de poissons. (proverbe chinois)


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Message Publié : 14/07/2008 11:57 
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Nicole a écrit :
:grin: :grin: :grin:
J'espère que nous avons droit a un Joker...et merci de le rappeler pour le cas ou!
Une autre question chère Karine, car finalement sur les salons, nous n'avons pas toujours le temps de converser, nous sommes pris par la rencontre avec nos lecteurs ou ceux qui le deviendront. Et c'est justement à ce sujet que je te poserai cette question.

Que représente pour toi cet échange avec le public venu te confimer le plaisir qu'ils ont eu à te découvrir et à te lire.( :bisou: à bientôt j'espère!)


Bonjour Nicole !

C’est vrai que sur les salons, nous manquons parfois de temps pour bavarder !
Ces rencontres avec les lecteurs sont essentielles à mes yeux… L’écriture, c’est vraiment un « travail » (une passion !) solitaire. Mais à partir du moment où on est publié, on partage le résultat de ce travail avec les autres. Et je trouve que c’est important d’entendre ce que les lecteurs ont pensé du roman, ce qu’ils ont ressenti, ce qu’ils ont aimé (ou pas d’ailleurs !). C’est fondamental pour avancer, progresser et ne surtout pas s’enfermer, se renfermer sur soi-même. C’est une merveilleuse récompense, aussi… Ces rencontres n’ont pas lieu que sur les salons, d’ailleurs, mais aussi, comme ici sur Plume Libre, par la magie du net… Mais « en chair et en os », bien sûr, c’est toujours un peu différent !
Moi, ça m’aide beaucoup à dépasser les obstacles et les doutes, inévitables.
Et puis, les salons, c’est aussi fait pour rencontrer d’autres auteurs, apprendre d’eux comme on peut apprendre des lecteurs. Là aussi, ça permet de ne pas se sentir « seul » dans l’écriture, même si personnellement, le côté « solitaire » dont je parlais quelques lignes au-dessus me convient très bien, à condition qu’il soit entrecoupé par ces fameuses rencontres…
Alors oui, à bientôt chère Nicole ! :bye:


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Message Publié : 14/07/2008 12:03 
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:grin: :grin: Je suis heureuse de ta réponse...c'est exactement ce que je ressens. A bientôt! :thup:

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Quand l'homme aura fini de saccager le monde,
il lui restera le chat, qui s'est toujours fait à ses défauts.
(Catherine Rihoit)


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Message Publié : 14/07/2008 12:10 
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Inscription : 03/07/2006 06:35
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Localisation : Lille
Karine ,
Comment nourrissez vous votre imaginaire avant l'écriture d'un roman
de faits divers, de littératures ou de cinéma ?


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Message Publié : 14/07/2008 12:11 
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Dupetitbois a écrit :
Je me suis retenue hier de mettre un commentaire après Belgarpatounet...je préfèrai voir ta réponse Karine.
Car pour moi, oui tes livres sont noirs, mais au lieu de désespoir on retrouve au contraire beaucoup d'espoir. Je reprends l'exemple de mon préféré, Meurtres pour rédemption. C'est une magnifique leçon de courage, de volonté et d'amour malgré toute la noirceur de ce milieu carcéral!
D'ailleurs j'aimerai savoir s'il sortira un jour en poche...ne serait-ce que pour avoir le plaisir de le relire, avec une police un peu plus accessible : sifflote : (je n'arrête pas de le proposer à la lecture autour de moi et bien souvent, il y a capitulation avant même de commencer à cause de ce détail :x )


Merci Dupetitbois pour tes compliments sur Meurtres pour rédemption… Oui, il sortira chez Pocket, mais je n’ai pas encore de date à te communiquer ! Car je comprends que la présentation actuelle du roman puisse décourager certains lecteurs… De toute façon, dès que sa sortie en poche sera programmée, je vous tiendrai au courant !
En tout cas, je partage ton point de vue, même s’il est très difficile pour moi de porter un jugement sur ce que j’écris ; je ne pense pas que l’on puisse parler de désespoir, en tout cas pour l’ensemble de mes romans. Mais Belgarpatounet n’a lu que les Morsures de l’ombre et j’ai l’impression que des 3 romans publiés, c’est peut-être le plus noir... Dans le sens où, justement, il lui arrive peut-être de flirter avec une certaine forme de désespoir... Non ?


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Message Publié : 14/07/2008 12:29 
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stfoch a écrit :
Karine ,
Comment nourrissez vous votre imaginaire avant l'écriture d'un roman
de faits divers, de littératures ou de cinéma ?


Je pense que notre imaginaire puise forcément dans tout ce qu’on a pu voir ou lire depuis l’enfance : films, livres, mais aussi réalité, sordide, cruelle ou magnifique. Notre imagination est perméable à tout cela…
Personnellement, je ne me suis jamais inspirée d’un fait divers, mais certains on pu, même inconsciemment, me marquer.
Quant aux romans ou aux films, ils doivent avoir leur rôle à jouer quelque part, même si je ne peux clairement identifier ou quantifier ce rôle.
Donc, je ne peux pas dire que je sois spécifiquement inspirée par telle ou telle chose, mis à part l’humain qui est finalement ma plus grande source d’inspiration… Regarder les autres (se regarder soi-même, aussi !), essayer de les comprendre, les écouter… L’humain, mais aussi, bien sûr, la société qui nous entoure, elle aussi source intarissable d’inspiration…


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Message Publié : 15/07/2008 09:24 
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Merci pour votre réponse Karine,
Effectivement le mot "désespoir" n'était pas approprié. :oops: Dup, merci pour ton intervention. :grin:
Et pour le "Joker", bien entendu que vous avez le droit de l'utiliser. Dans "Plume Libre", il y a libre, alors, hein, non mais, oh, bon... :wink: :mrgreen: Du coup, une autre question... :?

Je me suis toujours imaginé que les auteurs avaient besoin de silence et de calme pour écrire, or je me suis aperçu que certains avaient besoin d'un fond musical pour se mettre dans l'ambiance ou même être dans un café plein de monde pour écrire leur livre. Et vous ?

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Je ne sais jamais si je vais aller jusqu'au bout d'un livre, mais j'y plonge à chaque fois sans a priori, seulement guidé par la nécessité de rêver.
JL Bizien
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Message Publié : 15/07/2008 13:57 
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Personnellement, je suis incapable d'écrire dans un café, dans un train, ou dans tout autre lieu très fréquenté. Pour écrire, j'ai besoin de m'isoler. Par contre, le plus souvent, j'écoute de la musique en même temps, ça m'aide beaucoup à trouver l'inspiration... :harpe:


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Message Publié : 29/07/2008 18:58 
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Localisation : Worldcity (14) près de Caen
Une petite question qui me démange depuis longtemps et que je vais de ce pas poser à tous les auteurs. Comment choisissez-vous les noms de vos personnages ? :?

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JL Bizien
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