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 Sujet du message : NORD WESTERN de Gwen Orval
Message Publié : 08/09/2007 15:22 
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NORD WESTERN de Gwen Orval
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Lille a bien changé en quelques années. Quand le héros de Nord Western revient au bercail après un long séjour en Bosnie, il découvre que le café de sa jeunesse est entre les mains d’un promoteur véreux, son ami Jean a été placé en maison de retraite et Michel son compagnon de galère rumine ses échecs dans l’alcool. Pour les aider à repartir de zéro, il accepte une mission de confiance : retrouver une adolescente fugueuse, fille d’un haut fonctionnaire. Misère et trafics en tous genres sont à la une de ce roman très noir.



L'un des petits dernier de la collection Polar en nord


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 Sujet du message : remerciements
Message Publié : 12/09/2007 09:51 
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Inscription : 12/09/2007 09:45
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remerciements à stfoch, bibliophage qui me fait l'honneur de ce forum.

je souhaite une bonne lecture à ceux qui parcoureront mon livre, roman noir basé sur la métropole et un poil en banlieue parisienne.

pour ceux qui seront dans les parages, je vous donne rendez vous le 30 septembre au village du livre de Merlieux, le 6 octobre au salon de Marquette et le 7 octobre au salon des arts et des lignes d'Avesnelles.

Bonne lecture,
cordialement,

Gwen.


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Message Publié : 12/09/2007 10:12 
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Inscription : 28/06/2006 15:17
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Localisation : Ravenie du nord de l'est.
Bienvenue sur Plume Liibre :grin: Merci d'avoir fait un petit détour afin de nous parler de votre livre.

A très bientôt :grin:


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 Sujet du message :
Message Publié : 12/09/2007 10:35 
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Inscription : 03/07/2006 06:35
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Localisation : Lille
Merci Gwen et bienvenue :D

Tu retrouveras quelques connaissances je pense parmis nos membres
Tel que Christophe Debien alias Chris² et Jean Louis Nogaro alias Caf qui sont également édités chez Polars en Nord


Ton livre est le prochain dans ma pile à lire ;)


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 Sujet du message : extrait de Nord Western
Message Publié : 16/09/2007 13:41 
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Inscription : 12/09/2007 09:45
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Localisation : Vals
bonjour,
en remerciement pour votre accueil, je vous envoie les premières pages de mon roman. la mise en page a souffert du copier coller, désolé.
bonne lecture,
cordialement,
Gwen


chapitre 1.

Une brise fraîche me caressa le visage. Le mois d’octobre venait de se terminer et je sentais une chape de plomb se détacher de mes épaules. J’allais rejoindre le Nord, en compagnie de mon Glock 9 mm et de 4 000 euros.
Je reprenais la route vers Lille. Ce n’était pas qu’il y ait une lumière dans la nuit à mon attention, ou qu’une fiancée soit couchée dans un grand lit froid à se morfondre de mon absence… Mais, lorsqu’à l’occasion de vos balades, vous ne cotoyez plus que des souvenirs et des morts, c’est qu’il est temps de changer d’air.
Bien que nous soyons le jour de la Toussaint, je n’eus aucun mal à prendre un billet de train pour Lille. Peu de Marseillais avaient des tombes à fleurir dans le Nord !
Les paysages défilaient depuis des heures, de part et d’autre du wagon, renvoyant dans le passé des masses vertes et grises dans un grognement de mitrailleuse anti-aérienne. Je m’abandonnai à mes souvenirs, à la guerre, tout ce qui s’était passé depuis mon départ pour cette baie de l’Adriatique qui nous tendait les bras, jusque Mostar, les ruines…
Les chaudrons tombés du ciel laissaient sur les morceaux de bitume encore épargnés par les chenillettes des chars, des cratères d’où les flammes jaillissaient. WC turcs raccordés au tout-à-l’égout des enfers.
C’était un de ces moments où mes yeux partaient dans le vague et où mon cerveau se faisait une rediffusion. Je sentis alors deux regards s’appesantir sur moi.
Le premier était celui d’un binoclard aux montures écaillées, la trentaine jaunasse et le bouc blond.
Assis quelques sièges plus haut dans la rangée, il venait de poser sa revue sur le skaï couleur corail et s’absorbait dans la contemplation de ma bobine. Il ne chercha pas à détourner les yeux, bien au contraire. Ses yeux de myope semblaient animer un masque grimaçant de comique troupier ; il reprit enfin son mensuel, après avoir gribouillé quelques signes sur un calepin vert.
On a beau avoir fréquenté une série de chercheurs d’embrouilles au travers de pays et de sociétés différents, rien à faire, celui-là je ne m’étais pas aperçu à temps de sa présence. J’aurais dû. Quoique, pour ce que ça aurait changé ! Avec l’expérience, on devient fataliste.
La deuxième paire de globes oculaires qui s’attardait sur mon visage et mon buste appartenait à ma voisine de trajet. Sa fin de trentaine hésitait au passage de cap. Ses vêtements trahissaient une solide maîtrise du langage des fringues, celle qui transparaît une fois atteint un certain niveau de vie, lorsque le négligé devient un must et que la course à l’essentiel a remplacé la chasse au superflu des classes moyennes.
Moi, j’avais dû m’arrêter en chemin depuis des plombes. Stade pré-beauf, jean, blouson grisâtre sans âge arborant un écusson orange. Je l’avais acheté dans une friperie avant de partir en Yougoslavie, parce qu’il était rembourré et plein de poches. La pluie avait terni ce qui lui restait d’éclat, les boutons inutiles avaient déserté avec le temps. Seule était restée la forme empruntée à mon corps, encore large des épaules, mais sans le muscle desséché que la bouffe inexistante avait fini par m’imposer, bon gré mal gré.
Elle, en revanche, c’était l’inverse. Tout son accoutrement était neuf, mais bohème. La chamarre habitait jusqu’à la pointe de ses bottes, sans que l’ensemble soit pour autant criard. De toute façon, rien n’aurait pu être choquant pour un homme qui l’aurait vue, car ses yeux me troublaient et me captivaient à la fois. Leur éclat azuré, qui me transperçait comme si on pouvait lire en moi, m’aimantait jusqu’à en oublier de détourner les yeux.
Son visage aurait paru sans grâce, sans ses lèvres pulpeuses soulignées par un rouge à lèvres incendiaire dont on agrémentait volontiers les photos des mannequins ravageurs.
Le battement de ses cils, si délicat, conférait à son regard une expression fascinante, un contraste entre cette bouche entrouverte et comme languissante de mordre ou d’embrasser et ces yeux qui assassinaient l’autre par une beauté sans détour.
Je tentai de me ressaisir. Les grandes histoires ne naissent pas dans un train. Les grandes histoires ne naissent pas, d’ailleurs.
Le coup de foudre, la rencontre initiatique est réservée au petit nombre, tandis que la majorité projette sur son amour des vertiges d’attachement qui ne sont pas de son monde. On a les mensonges qu’on peut. Je pense que j’ai arrêté d’y croire assez tôt. Depuis Radia, la fille de Croatie à qui j’avais fait la courte échelle vers l’Italie, je n’avais jamais rien ressenti qui ressemble à de l’attachement sentimental.
Je n’étais même plus tenu par les couilles depuis la fin de la guerre. Les viols, les meurtres dans des bordels à soldats, toutes ces saloperies enterrées dans un repli du cortex dansaient devant mes yeux lorsqu’il me prenait des envies. L’expression coup de foudre, après ça, vous fait rire jaune ou grimacer.
Je souhaitais m’en convaincre, mais son regard me faisait chavirer. C’était une fenêtre ouverte vers le bonheur. C’est du moins ce que je voulais y voir. Entre ses paupières, je lisais la promesse d’un ailleurs.
Dans la nuit, le train hurla en croisant un de ses congénères.
Je toussai :
- Vous descendez où ?
- C’est bête comme question…
- Je sais. Le train est sans arrêt. Mais je ne parlais pas de cette destination-là. On a tous une escale ailleurs.
Elle esquissa un sourire boudeur, en soupirant :
- Je pense que j’ai dû louper une correspondance, mais c’était il y a un siècle, je crois parfois.
- Vous espériez mieux ?
Elle se redressa soudain, comme si nous étions allés droit au but, celui de ces rencontres faites pour éponger un trop-plein de solitude.
Dans les yeux qui vous interpellent, c’est surtout un vide qui vous aspire, vous demande de combler un manque. Pensez-y, la prochaine fois que vous serez sur la deuxième file au feu. Vous croiserez un mec en Ferrari rouge, en même temps qu’un clochard efflanqué qui dissimule son cancer du rein sous un manteau rapiécé trop étroit pour la bête qui s’y terre. Les deux attendent un signe qui leur confirme qu’ils sont bien ce qu’ils sont.
- Je vais dans le vieux Lille, dis-je pour meubler.
Elle ne répondit pas. Logique : car la moitié des Nordistes qui se rendent dans la métropole pour passer un jour ou deux vous indiquent tous qu’ils vont dans le vieux Lille. Ils ont alors dans la voix ce brin de fierté et de satisfaction, ce souhait de paraître plus bourge que les bourges, de posséder l’authenticité d’une ville et sa richesse en battant le pavé de la rue Esquermoise sous la pluie.
Je ramai, j’arrêtai mon bafouillis. Elle reprit alors la parole, rassurée par mon silence.
- Vous avez de la famille sur place, pour vous héberger ?
- Avant oui. Maintenant, je ne sais pas. C’est pour ça que j’ai mis un an avant de me décider à remonter.
- Vous faites quoi comme métier ?
Le retour à la normale se fit par le créneau du travail. La morosité grise des boulots qui font regretter de ne pas avoir été premier de classe, de n’avoir pas fait d’études, comme disent tous ceux qui ne connaîtront jamais de la fac que la première année, à cinq cents en amphi. Je n’eus pas de réponse à cette interrogation sur mon métier. Les traîne-guenilles avec qui j’avais partagé mon temps ces derniers mois n’auraient pas eu l’idée de me la poser. Et en temps de guerre, ben, le métier n’a plus d’importance quand on va mourir.
- Je viens en aide.
- A qui ?
La réponse ne collait pas. Ma carrure et mon crâne lisse avaient peu de chance de correspondre à la représentation mentale qu’elle se faisait de l’Abbé Pierre. Inutile de s’encombrer de détails.
Mais le binoclard en imper me scrutait toujours. Il avait l’air de participer à la conversation. Il me matait, l’air hilare, après la réponse que je venais de donner : un vrai collégien venant de claquer des pétards dans le jardin du proviseur. Qu’est-ce qu’il foutait là ? Je regardai à nouveau la femme et repris :
- A tous ceux qui peuvent avoir besoin de mes services.
Je coupai court en lui retournant la question.
- Avocate.
Je ne répondis rien. Elle avait plus l’air d’être la femme de quelqu’un que de bosser vraiment. Sa profession n’appelait pas de commentaire. Milicien, garde du corps, tous ces jobs font rêver les taulards, mais ils ne feront jamais autant bander que les métiers dont on suppose qu’ils procurent le pouvoir. J’aimais pas les avocats. Jusqu’à cet instant au moins.
Nous gardâmes le silence jusqu’à la sonnerie odieuse de l’arrêt final. Dans le crissement des mâchoires de freins sur les roues d’acier, je lui souhaitai une bonne soirée. Elle s’empourpra :
- Je… je ne voulais pas que ça se termine comme ça… Tenez…
Elle farfouilla dans son sac à main en cuir grenat. Je me dis que si elle y allait de son biffeton, c’est que j’étais encore plus bas que ce que j’avais pu m’imaginer. Au lieu de ça, elle sortit un calepin vert étiqueté Lido et y gratta quelques mots avant d’en arracher une feuille et de me la tendre. Elle descendit ensuite sans un regard, ses talons aiguille ferrés raisonnant encore, comme une rumeur de désir sur les dalles de béton de la gare blafarde.
Je descendis à mon tour et je dépliai le billet dans le halot blême des néons :
On pourrait parfois passer à côté de lueurs de vie sans s’en rendre compte.
Ce n’est pas mon cas.
A l’Oz, un vendredi soir ? Je le souhaite.
Isa

Il toussa dans mon dos. Je savais que c’était lui. Le mec jaunasse au bouc et aux lunettes bizarres. Le froid me parcourut, comme quand j’avais croisé son regard tout à l’heure sur la banquette du train. Il était descendu dans les premiers, petit quadra grimaçant. Il avait déposé sa valise bleu pétrole Delsey sur le quai. Un peu comme s’il attendait le prochain train, ou une locomotive. La motrice, pour le coup, c’était moi. Je vis la fine silhouette d’Isa disparaître…
- Elle est rien chouette, comme disait mon père ! dit-il dans le hall soudain silencieux.
- C’est que votre paternel était de la vieille école.
C’était bien lui, le mec du train, sur la banquette. En face.
Je me retournai pour mieux le détailler.
Ses montures en écaille de tortue étaient relevées sur ses cheveux rares. Son imperméable clair battait au courant d’air de la gare Lille-Europe, lui conférant une ressemblance criante avec un croquemitaine. Un petit ogre qui se serait choppé un carcinome du foie.
Il se rapprocha de moi, tirant de sa poche une souris Côte d’or qu’il entreprit de décortiquer d’une main. Pendant ce temps, je pensais à toutes ces personnes que j’avais côtoyées et à qui je n’avais strictement rien eu à dire, pas la plus petite bribe de conversation, d’idée commune.
Il arborait la tronche de ces gusses qui connaissent davantage les autres qu’eux-mêmes. Des morfales, des grosses goulues qui se nourrissent des voisins comme un bâtard de ferme lape son écuelle de lait caillé au pain rance. Les remisés du chenil, ceux qui s’usent les ongles pour extraire un gramme de savoir sur vous, exister un instant encore, par procuration.
Il restait planté à quelques centimètres de moi, tout proche.
- Je te connais, tu sais, susurra-t-il, persuadé de son effet…
- Moi pas.
Son sourire s’aiguisa. Son haleine était atroce.
Le binoclard reprit :
- Tu n’as plus d’identité, maintenant. Tu voyages léger. On peut même dire que pour la maison bleue, tu es passé par les pertes et profits des enquêteurs.
Je tâtai la matière froide de l’arme sous la veste. Son contact me détendit. Avant, je serrais toujours mon poing dans ma poche. Sentir les craquements de mes jointures me rappelait les excès du sac de frappe. Mais avec les ans, la mécanique devient plus diligente que le corps… on robotise sa force, voilà tout.

Une lumière blafarde baignait la gare Lille-Europe, glaciale et sinistre.
Nous montâmes les escaliers sans échanger un mot, jusqu’à un rade imitant l’ambiance écossaise. C’est fou ce que les tenanciers ont une imagination débordante pour nous faire prendre un troquet crasseux pour une pagode. Trois bouts d’encens et je te fais pêter le Bouddha Bar ; cinq mètres de taffetas rouge et de la récupération de moquette de cinéma, j’ouvre un pub qui s’appelle le Kremlin.
Le bar à l’enseigne en kilt était sur le point de fermer.
Lorsqu’il poussa la porte, le serveur esquissa le signe de l’envoyer se faire mettre, mais son geste resta en suspens lorsque ses yeux aperçurent la carte tricolore que l’autre agitait négligemment. Nous commandâmes un café, puis mon vis-à-vis me tendit ensuite la main, qu’il avait moite.
- Je ne me suis pas présenté : Fabrice Lahburne.
- ‘Chanté.
- Je ne parierais pas là-dessus. La fille vous a remis un billet doux, alors je fais de même. Je suis pour deux semaines au Crowne Plazza.
- Sous quel nom ?
- Eh eh, vous êtes plutôt futé dans votre genre, non ?
- Ça aide à rester en vie.
- Pierre Létra, un de mes nombreux patronymes.
- Et pourquoi je devrais me pointer dans votre piaule ? Vous preniez des douches communes dans les vestiaires de votre lycée ?
- Marrant… J’ai un job pour vous.
- Le dernier que j’ai fait s’est mal terminé pour mon employeur.
- Je sais, je sais… Une série de clichés sont venus enrichir ma collection personnelle quelques jours après votre barbec’party sur les hauteurs de Toulon… Ces falaises seront toujours un endroit rêvé pour embrasser le cercle de l’existence avant de disparaître… d’un trait.
- D’une étincelle plutôt…
- Vous êtes toujours aussi sagace, ou c’est l’air frais du Nord qui vous tourne la tête ?

Je sirotai mon café, le regardant farfouiller dans son cerveau les questions qui lui venaient encore.
- Dites !
- Oui ?
- Vous ne m’avez pas demandé pourquoi je vous connaissais, ni qui j’étais.
- Sur le premier point, vous avez défloré le sujet. Vous avez remonté ma piste en suivant l’assassinat de la députée Fouxe et vous êtes tombé sur Eric.
Lahburne sauta sur son siège :
- Pas mal, mais alors pas mal du tout ! Et pourquoi sur lui plus particulièrement ?
- C’est le seul participant à cette mascarade qui ait encore l’utilité de ses poumons…
- Bingo ! glapit Lahburne, en frappant un poing dans sa main. Vous êtes au jus, c’est bien. Mais votre compagnon d’infortune, ce Eric, ne vous avait pas revu depuis une paie.
- Au moins, vous saviez que j’étais toujours vivant…
- Je pensais vous avoir perdu de vue, j’avais cessé de penser à vous pour ce qui me turlupinait, quand face à moi, votre bouille surgit comme de nulle part !
- Bon, c’est pas de tout ça, je vous laisse encore jubiler comme un gosse ou je réponds à votre deuxième question, qui êtes-vous…
- Faites, mon cher, faites, mais je doute que ce soit aussi probant que votre première démonstration.
- Vous êtes un homme.
- Ça, c’est une lapalissade…
- Je n’ai pas fini. Vous êtes un homme comme on en croise cent à l’heure dans un magasin de soldes un samedi après-midi. A peine plus intelligent que la moyenne, enfin je devrais dire moins con que la plupart, et vous me tracez pour me demander de faire du pas légal.
- …
- J’ajouterais de l’illégal illégitime, une affaire en sous-marin que les bleus, comme vous les appelez, se sont avérés incapables d’entamer. Soit parce que les journalistes les auraient immédiatement épinglés, soit parce qu’ils manquent de poil aux esgourdes.
Lahburne hocha la tête, approbateur :
- Affûté. Comment savez-vous que j’ai besoin de vous ?
- Sinon, vous m’auriez alpagué avec toute une clique de poulagas. Or vous êtes le seul de l’Usine. Vous savez que je suis dangereux, mais vous me contactez dans un endroit désert, à minuit passé et sans aucun témoin… Vous êtes fou ou joueur. Les deux, sans doute.
Lahburne ballotta sa main au-dessus de son café :
- Ok, ok, ça va la démonstration… Pour en venir aux faits…
- Je ne veux pas en venir aux faits. Je ne marche dans aucune filouterie, les deux dernières ont failli me coûter la peau, alors gardez vos salamalèques, et bon séjour à Lille.


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Message Publié : 16/09/2007 15:46 
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Localisation : Lille
je viens de le débuté est c'est encore une belle découverte des éditions Polar en Nord

Pour mes 100 premieres pages : j'aime beaucoup les pensées du héros sur la vie. L'intrigue se met en place avec la découverte de ses protagonistes et retrouve avec plaisir plusieres quartiers ou lieux de Lille.
Le tout sur fond de magouille immobiliere
Vivement la suite :D



Merci pour ce 1er chapitre Gwen :cool:


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Message Publié : 23/09/2007 09:28 
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Localisation : Lille
La maison d’édition Polar en Nord a vraiment le nez ou plutôt les yeux pour découvrir de bons auteurs.
Gwen Orval rejoint déjà cette longue liste avec son roman Nord Western.

Ce roman nous rappelle la vague néo polars avec des têtes d’affiches comme F.H. Fajardie, plus près de nous J.C.Izzo ou actuellement C.Roux.
Avec des personnages marginaux rattrapés et embarqués malgré eux par les méfaits de la société.
On navigue dans ce roman entre magouilles immobilières, clandestins, règlements de compte politiques, délires monarchiques, disparitions et meurtres.
Les dialogues et pensées du personnage principal, grinçantes à souhait, sont de petites merveilles sur notre société actuelle.

Un roman fortement conseillé qui se déroule entre les régions : lilloise et parisienne.


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 Sujet du message : Re: extrait de Nord Western
Message Publié : 24/09/2007 18:25 
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Inscription : 16/12/2006 20:09
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gwen orval a écrit :
bonjour,
en remerciement pour votre accueil, je vous envoie les premières pages de mon roman. la mise en page a souffert du copier coller, désolé.
bonne lecture,
cordialement,
Gwen.


Bonjour et bienvenue, cher collègue !
Pour ne pas trop souffrir du copié-collé, on peut faire comme ça, pour les livres édités chez Ravet-Anceau :
1 : Aller sur le site http://www.ravet-anceau.fr/
2 : Dans la rubrique "livre", cliquer sur celui qui vous intéresse.
3 Cliquer sur la flèche près du panier... Plus besoin de se déplacer, vous pouvez feuilleter les premières pages, peinards !

Et sinon, Gwen, très bon le premier chapitre !


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Message Publié : 25/09/2007 12:04 
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Localisation : Lille
Je pense que vous avez (Gwen et Caf) des univers très proches avec les mêmes références JC Izzo
Ce style de polar ce fait trop rare actuellement , de vrais polars noirs réalistes

Je pense l'avoir déjà evoquer dans un autre post mais les couples de villes Lille-Lens et Lyon-St-Etienne ont beaucoup de points communs : une ville anciennement bourgeoise et une ancienne ville mininiere
on y retrouve donc le même tissus social je pense que celà ne doit pas etre un hazard si les premiers polar en region sortent là bas ???


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Message Publié : 26/09/2007 12:29 
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Message(s) : 13403
Localisation : Ravenie du nord de l'est.
La Chronique est en ligne :grin: Merci Gwen pour ce 1er chapitre et merci Stfoch pour la chronique


Dernière édition par Delphine le 04/11/2007 07:52, édité 1 fois.

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Message Publié : 10/10/2007 20:01 
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Inscription : 03/07/2006 06:35
Message(s) : 7225
Localisation : Lille
Je remonte le post pour ce livre qui est l'une de mes bonnes surprises de cette fin d'année
Pour ceux qui veulent lire quelque chose de plus en prise avec la réalité , entre le soleil des mourants d'izzo et la nuit des chats beauté de fajardie
un roman de douleurs,d'amitiés,de sang et d'espoirs


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Message Publié : 11/10/2007 05:24 
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Message(s) : 3377
Localisation : Le centre - Blue Cove -Delaware
tu l'as déjà lu Stfoch????

_________________
Il existe des êtres doués d'une intelligence supranormale, des génies qui possèdent entre autre la faculté d'assumer n'importe quelle identité


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Message Publié : 15/12/2007 11:52 
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Message(s) : 3777
Localisation : Saint Etienne
et bien pour ma part comme j'ai gagné Nord Western récemment je vais pouvoir le lire prochainement.

En fréquentant Plume libre on augmente considérablement les écrivains à découvrir !!! :cool:


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Message Publié : 06/01/2008 17:58 
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Message(s) : 3808
Localisation : Dijon
Fini hier, pas mal du tout mais qu'est-ce que c'est sombre... Le narrateur et ses "proches" ont tous des raisons d'en vouloir à la vie mais continuent à se battre dans un environnement qui ne leur fait pas de cadeaux...

Mention spéciale à Michel et à la conclusion de l'affaire immobilière à la toute fin du livre, j'ai beaucoup aimé ! :wink:

_________________
Je ne sais pas ce qui est beau, mais je sais ce que j'aime et je trouve ça amplement suffisant.
(Boris Vian)


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Message Publié : 16/03/2008 06:21 
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Lecteur gourmand
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Message(s) : 1189
Localisation : Ramonville loin du Québec
:grin: je l'ai fini hier entre le match de rugby et les arbitrages de crépages de chignon de mes deux amours.C'était la blague. Je vais faire une première constatation;

Il est classé polar, bizare, pour ma part, je l'aurais placé en littérature général. l'intrigue policière est secondaire et vient après la critique sociale,les personnes agées qu'on tue en les forcant a rentrer "a l'asile", dans des maisons de repos, critiques des magouilles politiques de tous bord, critique de notre société qui veut tout tout suite. ce qui entraine une exploitation dêtre humains, pas nécessairement gaté par la vie. Est ce que ca leur plait les clandestins de se faire exploiter, de mettre leur vie en danger?Ont ils le choix?

La conclusion je la trouve heureuse pour tout le monde, il ya un peu d'espoir, avec un peu de maguouille et des gros bras.

deuxième constatation il est écrit en langague chtis, c'est mignon; j'ai noté quelques expressions dont la signification m'est incertaine;

Avoir les mains tavelées, je suppose abimer
il vient de cuber p181 ???
La robe de chambre sur ces maigre guiboles, , epaules ?
biftons, l'argent je l'ai apercu a quelques reprises;

clamser d'insolation, bruler au soleil
michetons ,
boxon p 206
la fille était maquée p174.
grolles p 208 et 233
un planton. Au québec quand un gars est costaud on dit qu'il est planté. il disait aussi arrète ton char, ça j'ai bien compris, comme chez nous.

Une dernière expression a moins que ce ne soit une coquille; Page 92 une petite bande de punks finissait la soirée à la 8°6.

Bonne journée les plumes, j'attend les traductions des chtis expressions;
Belouga

_________________
Il y a trop de livres à lire.


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